145e film de l’année : House
Et oui, j’ai enfin fini le revisionnage de mes 10, 9.5, 9 et 8.5/10, soit 35 films.
J’y étais depuis l’après Oscars 2026 (15 mars dernier), soit un mois où 95% de mes visionnages étaient des revisionnages.
La critique de Interstellar arrivera bientôt, là on s’attaque à House.
« C’est super d’avoir un nouveau voisin. Une femme vivait ici avant que tu ne deviennes fou. La plus grosse garce. Une vieille sorcière sénile, en fait. Je ne serais pas surpris que quelqu’un en ait eu marre et l’ait agressée. Tu vois ce que je veux dire ?
— C’était ma tante. »
Un film (comme de nombreux films) qui m’attend depuis 7 ans…
Et pour ce film c’est particulier, car je le connais depuis tout petit.
Je le connais grâce à la référence dans Scream 2, pendant le cours de cinéma !(bon, il parle de House 2 mais c’est pareil).
Bref, parlons du film. Les premières secondes de l’intro m’ont effrayé… mais pas dans le bon sens.
Oui, pas dans le bon sens : elles m’ont rappelé le film House (du même nom), une expérience très particulière, pour ne pas dire mauvaise.
Un de mes premiers et seuls films expérimentaux.
Mais concernant CE House, l’intro commence bien : un jeu de couleurs, une bonne composition musicale, avec une caméra en mouvement qui filme au loin un scooter arrivant dans un plan large — petit plan-séquence qui montre le personnage aller jusqu’à la maison avant d’y entrer, tout en filmant la maison de façon très imposante.
Mais globalement, ce que j’aime dans ce House, c’est qu’il a des idées de mise en scène, beaucoup de caméra libre, une ambiance visuelle et sonore dominée par un jeu de couleurs qui tape à l’œil et une bande-son omniprésente.
Quelques jumpscares intéressants.
Ça n’en reste pas moins un petit film d’horreur de série B, porté par Steve Miner et Sean S. Cunningham (Friday the 13th), ainsi que le personnage principal campé par William Katt (connu pour son rôle dans Carrie).
Son principal défaut, c’est que c’est un film des années 80, ancré dans son époque… avec des personnages hauts en couleur et une fantaisie qui apparaît d’une scène à l’autre (le personnage est un écrivain : il s’imagine une scène où il joue un soldat dans l’armée, ou encore, pour débusquer une créature dans la maison, il s’habille avec une tenue verte, un casque et des lunettes et fait des cascades).
Les costumes aussi : je comprends l’approche (et ça rend hommage aux films de monstres type Carpenter), mais il faut faire un choix à un moment. La créativité est récompensée quand elle est maîtrisée et aboutie. Être créatif, ce n’est pas tout empiler, c’est surtout réussir à concrétiser ses idées de la meilleure manière.
Bref, un film qui se perd, qui oscille entre horreur, mystère et comédie (et la comédie décrédibilise parfois le métrage et ses personnages).
Une première moitié très intéressante, une seconde beaucoup moins.
On retiendra une belle intro, une réalisation très intéressante, une ambiance visuelle vraiment marquante (couleurs, décors, photo), une musique efficace, et un film qui n’a pas pris une ride visuellement.
Et surtout son nom cité dans Scream de Wes Craven.
Un film sympathique, mais avec un goût amer.
Note du film : 6/10