House of Spoils, sorti sur Prime Video en 2024, promettait un savoureux mélange entre film d’épouvante et thriller culinaire. Le résultat m’a laissé un goût saumâtre.
Ariana DeBose incarne une cheffe ambitieuse qui reprend un manoir isolé pour y ouvrir son restaurant gastronomique.
L’idée me paraissait appétissante. Une héroïne obsédée par la perfection, un lieu chargé d'histoire, une présence surnaturelle tapie dans le jardin. Mais le film peine à transformer ces ingrédients en un plat harmonieux.
Le long-métrage s'attarde interminablement sur des scènes de cuisine et des dialogues professionnels qui, s'ils installent une ambiance, finissent par diluer la tension horrifique attendue. Quand le surnaturel s'invite enfin, les effets restent prévisibles, impuissants à provoquer un vrai frémissement.
Bridget Savage Cole et Danielle Krudy misent copieusement sur l'atmosphère et l'esthétique léchée, mais cette élégance visuelle ne compense pas un scénario déconcertant, qui hésite inlassablement entre satire du monde de la gastronomie, critique sociale et conte fantastique, sans jamais choisir vraiment sa voie.
Les enjeux de l'héroïne restent confus, et sa transformation psychologique manque de justification claire. Pourtant, Ariana DeBose fait ce qu'elle peut avec un rôle mal écrit, portée par une présence magnétique qui ne suffit pas à sauver Le film
Les personnages secondaires, eux, sont sacrifiés au profit d'une intrigue principale qui n'arrive jamais à maturité et deviennent quasi inexistants.
Bref, House of Spoils avait les ingrédients d'un bon film d'horreur, mais l'exécution manque de sel et de liant. Un plat visuellement soigné, mais très âpre en bouche.