Housebound est un gros gâteau à la crème bien dense et savoureux : il y en a pour tout le monde, ça remplit et ça réchauffe généreusement le nombril, et même avec les dents du fond qui baignent, on en reprendrait bien une part.
Le film de Gerard Johnstone a une qualité rare. Même en mélangeant les genres et les contraintes de style, il surprend continuellement le spectateur, et parvient à faire se succéder jump-scares et barres de rire (souvent dans le même plan) sans jamais qu'un aspect perturbe l'autre. Ce n'est pas un film d'horreur un peu rigolo ou une grosse comédie avec une histoire de fantômes, c'est une vraie comédie horrifique, où on se marre comme une baleine et où on flippe raisonnablement.
En outre, le jeu de surenchère dans le n'importe quoi fonctionne à merveille. Bien d'autres films de genre font l'erreur de commencer très fort dans l'idiot jouissif et le subversif, avant de se tasser pendant leur seconde partie. Ici, point de ralentissement, plus ça avance et moins on sait à quoi s'attendre ! Enfin, l'écriture fort intelligente et les acteurs très efficaces rendent sympathiques et touchants des personnages que, ailleurs, on aurait pu vouloir baffer à la deuxième seconde d'écran. Et les scénaristes réalisent le tour de force de nous écrire une histoire où tout tient ensemble de manière cohérente, ce qui, vu les genres et sous-genres exploités, n'est pas une mince affaire. Chapeau !
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