Weiwei Ai n'est pas véritablement n'importe qui même s'il s'essaie pour la première fois à la réalisation d'un documentaire. Ce n'est pas n'importe qui car il est connu en Chine en tant qu'artiste (notamment sculpteur) mais il est surtout un opposant au pouvoir en place. Cela lui aura valu de la prison et une interdiction de quitter le territoire.
Une fois son passeport récupéré, Weiwei Ai émigre en Allemagne à Berlin. Nul doute que le cinéaste se retrouve dans toutes ces hordes de réfugiés qui doivent quitter la guerre, l'oppression ou tout simplement partir parce que différents.
Alors oui, Weiwei Ai se place souvent assez maladroitement au milieu de ces réfugiés. Oui, le bonhomme évoque aussi bien les réfugiés climatiques, de la guerre, et d'autres encore mais il tente en tout cas d'apporter un visage à ces femmes et ces hommes.
Volontairement dirigé, le documentaire pointe notamment les faillites de l'Union Européenne qui bafoue ses propres valeurs.
Mais à force d'aller à tous les râteliers, Weiwei Ai n'exploite jamais vraiment à fond chaque sujet qu'il évoque, il se contente de les survoler.
Un survol qui n'en est pas moins que joli, avec des compositions de plan véritablement superbes. Imparfait, certes, mais intéressant.