Abel est un artiste torturé, qui souffre, avec un vécu et un regard portant le poids de toutes ses blessures et questionnements, montrant une âme magnifique, rare et blessée. Un talent rare, comme on en voit une seule fois par génération. Mais sa vie changera à la rencontre de sa nouvelle amie, jouée par Jenna Ortega.
Ce film est une confidence intime et crue, où il nous parle de lui, de ses blessures, de ses failles, avec un talent d'acteur nuancé comme une palette infinie de couleurs, nous démontrant, à chaque plan, chaque séquence, l'étendue de son talent, de son expression artistique et émotionnelle. Car oui, Abel ne joue pas la comédie, il la vit ce qui, indéniablement, ajoute de la profondeur à son récit, à son histoire, unique et aussi touchante que les gouttes de pluie lors d'une journée brûlante dans le Sahara.
Le cinéma ne sortira pas indemne de cette œuvre majeure, qui changera à jamais la manière d’aborder le style du drame psychologique.
Et peu de films à venir, dans le même genre, seront à la hauteur narcissique mais ô combien sublime d’Abel Tesfaye et de son talent de génie sur cette toile émotionnelle, digne des plus grands artistes, où les secondes se ressentent comme des heures.
Si la platitude était une catégorie aux Oscars, il en serait le gagnant incontestablement.
Un film d’exception. Merci pour ce moment magnifique et intemporel.