Cela commence avec un "pachtounwali", cette hospitalité afghane séculaire qui implique une stupéfiante obligation morale, laquelle ne tiendra pas compte des conflits actuels, y compris de la guerre en cours. Car selon le dicton local, on est «pakistanais depuis peu, afghan depuis 1400 ans, pachtoun depuis 5000 ans ».
(Cette hospitalité, incroyable pour un occidental, fut la pierre angulaire dans le film de Peter Berg "Du sang et des Larmes " qui rapporte l’improbable et pourtant authentique survie du Navy Seal Marcus Lutrell en plein territoire taliban).
Et cela se termine avec un "badal" (une vengeance ravageuse), une autre tradition afghane, qui est exactement l'inverse de la précédente...
L’unité de 4 snipers canadienne qui au début est sauvée par un ancien moudjahid afghan, grâce à la premiere tradition, est à la fin décimée avec lui, en conséquence de la seconde.
Entretemps, on a vu cette unité fonctionner au quotidien, leur adjudant avoir une romance avec une capitaine du soutien logistique, devenir ami avec un officier du renseignement, lui même lié avec un afghan très performant dans l’action secrète, tandis qu’un autre afghan joue double ou triple jeu.
Les scènes de guerre, les conflits de loyauté entre militaires de différents services et avec les alliés afghans, tout est crédible et raconté sobrement.
(Notule de 2018 publiée en avril 2025)