Film dont je n'attendais pas grand chose, par un réalisateur dont je n'attendais pas grand chose, mais dont l'intérêt principal venait du fait qu'il soit tiré d'un roman écrit par Richard Matheson (dont j'aime beaucoup "La Maison des Damnés").
J'espérais juste y trouver quelques trouvailles fantastiques façon Twilight Zone, et bien que dalle.
Hypnose, la traduction française simpliste du très joli titre original (Stir of Echoes) l'indique au final très bien, est une banale histoire... ben d'hypnose.
Kevin Bacon (passable) s'y soumet avec une voyante espagnole du dimanche, qui ouvre une porte dans son cerveau sans faire exprès de par un choix de mots peu judicieux. Et du coup y'a un fantôme qui se tape la causette avec son fiston, qui nous fait un mix de Danny Torrance et du sale gosse de Sixième Sens sorti un an plus tôt, notre Kevin en fait des cauchemars (très jolie scène de fauteuil volant dans un cinéma), ravage son jardin, fait peur à sa gentille femme qui, elle, ne se fait pas ectoplasmer toutes les demi-heures et reste quand même vachement tolérante avec toutes les emmerdes que lui cause son bon à rien de mari.
Je m'y suis pas trop fait chier hein, mais c'est quand même hyper prévisible et fade. La seule chose un tantinet intéressante du film c'est sa mise en scène lors des apparitions. Pas de coups de violons ou autre musique suraiguë, le fantôme apparaît comme si on y était: sans un bruit. Idée intéressante mais rhytme qui ne suit pas, malheureusement. Un moment une baby-sitter monte l'escalier lentement, en écoutant l'enfant parler tout seul dans le babyphone, la tension monte un peu et soudain BAM, Kevin Bacon dans la queue pour rentrer dans un stade de foot au milieu des beuglements et des jets de bière. Avouez que vous l'attendiez pas celui là, hein ? Et puis on revient cut à la maison silencieuse, son escalier, sa baby-sitter, et ainsi de suite... ah ça pour te gâcher l'ambiance y'a pas mieux. Dans l'ensemble rien n'est véritablement effrayant, l'explication, bien que sordide, est finalement assez banale, dix secondes sympa pour finir le film après deux scènes hyper mièvres pour éclipser la noirceur finale, et voilà.
Ah et j'oubliais le soldat noir à un enterrement qui nous rejoue Scatman Crothers dans Shining le temps d'une courte scène vraiment hilarante. Ça devait pas être un très bon Matheson en fait...