Malgré ses petits défauts, j’ai une tendresse particulière pour Hypnose que j’avais vu au cinéma il y a 12 ans, quelques mois après Sixième Sens de Shyamalan, et qui avait du en endurer la comparaison. Pour ma part, j’ai toujours défendu ce film. Certes, le thème est le même mais un hasard de calendrier de sorties ne doit pas éclipser les qualités d’un film.
Bien sûr, 12 ans plus tard, je revois A Stir of Echoes avec un œil plus aiguisé, souriant en coin devant les clichés du genre (le grand Noir médium, la séance d’hypnose incontrôlée ou encore le dénouement maladroitement amené) mais toujours aussi friande de son ambiance brillamment mise en place. En effet, Bacon (bon, très bon) évolue entre phases de sommeil, cauchemars, flash, visions rougeoyantes jusqu’à en perdre le fil du temps et de la raison, devant sa femme, témoin impuissant.
[MINI SPOIL]On pourrait reprocher au film la présence de l’enfant « qui-voit-des-gens-qui-sont-morts » peut-être un poil too much, même s’il apporte son point de vue à l’histoire et une certaine « logique » au pouvoir de Bacon.[/FIN DU MINI SPOIL]
Hypnose reste donc un film loin d’être parfait mais captivant. Il permet d’offrir un Kevin Bacon le rôle sympathique du loser qui se voit destinataire malgré lui d’une mission qui le dépasse et se démarque assez nettement d’autres films du genre par une atmosphère soignée et une tension progressive.
PS : A noter la présence de Jennifer Morrison (Dr House) encore toute jeunette !