9 ans après sa prise d’assaut du box office, Deochol se retourne. Dans l’intervalle, les comédies policières semblent avoir remplacées les polars dans la catégorie proverbiale des succès coréens (kfc, roundup.s). Alors, retour réflexif sur son métrage râleur de 2015 où volonté de le franchiser dans un élan de "pourquoi pas moi" ? D’abord, un constat d’étonnement : Bétérang 2, sous couverture d’un nom d’emprunt pour son public étranger, représentait seul le cinéma coréen à Cannes cette année (une disette exceptionnelle en 25 ans), alors que la croisette n’invitait plus l’action kid. Dans le premier film un flic d’âge mûr et de la classe moyenne-moins venait délivrer une grosse claque de daron dans le museau d’une jeunesse dorée, bien peignée mais mal élevée. Cette fois-ci Ryu Seung-wan nous partage son opinion sur le désir populaire de justice expéditive à l’heure des réseaux sociaux. The "action kid" est toujours le boss de l’action, mais de moins en moins kid. J’ignore si c’est une bonne ou une mauvaise chose. Ce que je sais par contre c’est que quelqu’un lui a offert tout un set de focale demi-bonnette pour son annif, et qu’il s’est manifestement mis en tête de toutes les utiliser "au moins une fois" pour qu’on voit bien nettement toute les profondeurs de champs du nouvel hallyuwood. En somme, c’est un film qui invite son grand public à se méfier de ses désirs, de peur qu’ils s’exaucent, et qui adresse à son plus petit public un clin d’œil nostalgiquement pulp ("c’était sympa les années de palma, hein?"). Une chose est sûre, c est un film qui ne cache pas son âge (contrairement à vous)