Un brave gars un peu neuneu se fait endormir par l’armée américaine et se réveille quelques centaines d’années plus tard. Depuis, l’humain a évolué et est devenu complètement con. Bref, notre gentil neuneu se retrouve à être le type le plus intelligent du monde dans lequel il se réveille. C’est l’occasion de nous faire une petite visite d’un futur pas très reluisant. C’est bien sûr le temps fort de tout film d’anticipation : la découverte d’un autre monde que le nôtre. A ce jeu là, Idiocracy s’en sort bien. C’est drôle, féroce, presque réaliste. Le point d’orgue c’est évidemment quand on comprend que l’homme ne sait plus se nourrir et que sa planète est sur le point de lui péter à la gueule par la faute des grosses compagnies qui ont tout racheté et rendu les gens esclaves de leurs produits (et totalement abrutis). Le pouvoir politique est une caricature très américaine mais par certains aspects assez juste. Mais non, c’est pas un chef d’œuvre. D’abord parce que l’idée ne tient pas toutes ses promesses et ensuite parce que le réalisateur ne parvient pas à se départir d’un humour lourdaud qui dessert un peu le propos. Un bon moment, une bonne idée mais pas grand-chose de plus.