About time est un film curieux. Partant d’une idée farfelue - les hommes de la famille de Tim peuvent voyager dans le temps - le film arrive à esquiver toutes les banalités qui auraient pu en découler. Assez intelligemment, le scénariste a évité de nous présenter les scènes de crise dans le couple, qui n’auraient présenté aucun intérêt puisque Tim aurait pu les désamorcer en revenant en arrière. À partir d’un élément extraordinaire, le récit finit peu à peu par devenir une petite ode à la vie ordinaire, ses défauts et ses bonheurs.
Trop souvent, le tout ressemble à une succession d’images d’Epinal. Tout le monde est beau et sympathique, les problèmes de chaque personnage trouvent leur solution et aucun malheur irrémédiable et inattendu n’intervient. Le film trouve toutefois une voix attendrissante dans la présentation d’une famille, dans sa façon douce et légère de montrer que la vie “ordinaire” ne l’est pas tant que ça et qu’elle offre la possibilité d’un bonheur véritable et durable.
Un film sans prétention démesurée, avec l’avantage d’entendre les délicieux accents d’une belle brochette d’excellents acteurs britanniques. Un agréable moment, doux et intelligent, comme seuls les réalisateurs anglais savent les faire.