Avec Impardonnables, André Téchiné explore les méandres de l’amour, de la filiation et du désir d’ancrage, dans une Venise aussi lumineuse qu’opaque. Le récit, volontairement éclaté, peut désarçonner par son rythme inégal et ses ellipses, mais c’est aussi ce flou qui donne au film sa singularité.
André Dussollier, remarquable en écrivain en perte de repères, et Carole Bouquet, tout en mystère, incarnent deux êtres que la vie a cabossés. Si certains personnages secondaires restent en surface, la justesse des regards et la sobriété de la mise en scène rattrapent ces manques.
Téchiné signe ici un drame imparfait mais profondément humain, qui touche autant par ce qu’il dit que par ce qu’il tait. Un film qui se mérite, et qui laisse une empreinte discrète mais réelle.
Note : 7/10