In Vitro faisait partie de mes attentes du festival de Gerardmer 2025, et il ne m'a pas déçue.
A l'instar des meilleurs films de sa catégorie, l’œuvre utilise le prétexte de la science-fiction pour explorer l'horreur du quotidien. Nous suivons donc un couple en apparence normal, qui fait face aux difficultés inévitables de la gestion d'une exploitation agricole dans un futur proche non-défini : c'est pas tous les jours facile mais il faut se serrer les coudes.
Mais plus l'histoire progresse, plus le malaise grandit pour le spectateur, à voir évoluer ces deux protagonistes qui vivent ensemble mais dont les trajectoires se croisent peu. J'ai trouvé chacune des scènes de vie conjugale dans la première moitié du film extrêmement réussie, dans sa banalité et son malaise diffus.
La deuxième moitié du film m'a un peu déroutée car le changement de rythme m'a paru survenir tôt dans l'histoire. Effectivement, c'est à ce moment que le métrage accuse un petit ventre mou, pour mieux conclure ensuite sur une variation de la thématique proposée.
Mon ressenti féministe en deux spoilers :
1. Le mec a trouvé plus facile de cloner sa femme que d'aller voir un psy. #facepalm #masculinitétoxique
2. Si le scénario avait été écrit (uniquement) par une femme, ça se serait terminé en béguine clonesque et on aurait échappé au trope du retour du fils perdu. Et ça, ça aurait eu vachement plus de gueule, politiquement.