Avec un rythme de travail frôlant l'industriel, le réalisateur français Quentin Dupieux débite les films sans discontinuer. Tandis que j'écris ses lignes, son prochain métrage "Fumer fait tousser" a déjà une date de sortie calée pour novembre 2022, et on en vient à se demander où diable trouve t'il autant d'idées en si peu de temps ?
Mais ce qui nous intéresse ici, c'est bel et bien sa dernière création "Incroyable Mais Vrai", avec son casting presque aussi alléchant que son Au Poste ou même sa série Wrong Cops, même si ici, pas de Marilyn Manson ou de duo Palmashow, et re-bonjour à Alain Chabat, bienvenue à Anais Demoustier et Benoît Magimel.
Sans même entrer dans les détails de la nouvelle folie sortie de l'esprit de notre cher réalisateur, passé maître dans l'art de l'absurde, il faudra quand même effectuer un amer constat tombant lourdement après visionnage des 1h14.
Tout d'abord, c'est qu'au delà d'un casting faisant finalement juste le café mais sans grandes exubérances, il y a cette étrange volonté d'insuffler une dimension dramatique dans le métrage, qui ne colle absolument pas avec l'esprit du cinéma de Dupieux. Tant de thèmes s'accumulent, qu'au final on a peine à y croire.
Mais surtout, la réalisation semble avoir trouvé une constante qui n'a absolument pas bougé d'un iota depuis Réalité. En effet, malgré plusieurs idées de mises en scène disséminées dans ses diverses créations, Dupieux garde une certaine zone de confort dans son style visuelle comme dans ses enjeux scénaristique, et ce n'est pas forcément pour plaire aux habitués du cinéaste qui auront ici une sensation, avec ce nouveau film, de déjà-vu.
Sans parler de redondance, les twist de Incroyable Mais Vrai sont pourtant à des lieux de le folle explosive et contagieuse auquel nous aura habitué Dupieux depuis ses débuts.
Je suis désormais animé d'une crainte. Une crainte de voir désormais le réalisateur produire à la chaîne... mais surtout une crainte que la folie n'habite plus l'un des nouveaux grands noms du cinéma de genre en France.