Quoi de mieux pour passer une bonne soirée qu'un bon petit film d'horreur/comédie sans prétentions, histoire de se vider l'esprit ?
Sam Raimi et Peter Jackson ont fait figure de pionniers dans le genre avec Evil Dead et Braindead dans les années 80/90, et ont ouvert la voix à de nombreux autres réalisateurs, comme Edgar Wright et Simon Pegg avec Shaun of the Dead, Ellory Elkayem avec Arac Attack ou encore Ruben Fleischer avec Zombieland. C'était donc avec un réel plaisir que j'ai regardé Infestation de Kyle Rankin, soutenu par un casting de qualité — pour les connaisseurs — dont Ray Wise (Twin Peaks) et Chris Marquette (The Girl Next Door).
Cooper est un jeune adulte travaillant dans la hotline, et à peine arrivé au boulot il se fera virer par sa patronne pour cause de cumul de conneries. S'en suivra un son assourdissant, puis blackout. S'extirpant d'un cocon, il découvrira que tous ses collègues sont dans la même situation, et les délivrera pour tenter de mener une mission de survie contre une horde d'insectes géants qui ont pris le contrôle du monde. Doté d'un père complètement allumé (Wise) qui possède un abris anti-atomique, il s'imposera comme chef de meute et tentera d'y emmener les quelques personnes qui veulent bien le suivre.
Rappelant évidemment Shaun of the Dead, dans lequel le héros bras-cassé tente exactement la même chose (mais contre des zombies), on se laisse porter par leur lutte pour leur survie, ainsi que par l'humour potache omniprésent. L'histoire d'une poignée d'humains qui veulent sauver le monde de milliers d'insectes est évidemment abracadabrante, mais on s'en fout, c'est ce que veut le genre, et c'est ce qui fait tout son charme.
Pour une petite production indépendante le film s'en sort vraiment pas mal niveau effets-spéciaux, partiellement animatronics et images de synthèse, avec quelques mutations très bien foutues (les humains piqués par les insectes se transformant en hybrides).
On regrettera simplement un final un peu mollasson qui casse un peu le tout pendant le dernier quart d'heure mais qui ne nous empêche pas pour autant d'avoir passé un bon moment de détente.
Mention spéciale pour Ray Wise qui est comme toujours au top et interprète parfaitement l'américain stéréotypé pro-guerre et armé jusqu'aux dents (appelé communément Redneck), nous rappelant Michael Gross alias Burt Gummer dans Tremors.