Voilà bien le film le plus antiféministe de l'année. Une pauvre poétesse, voulant échapper au conformisme, ne vit sous nos yeux que pour et par les hommes (hétero, homo mais hommes). la seule femme à part Bachmann est une "blonde" qui lui pique son mec. Le film commence en Rom-Com à la Emily in Paris, teinté d'Apollinaire (pour le public ciblé) avec une scène ridicule de chanteuse réaliste comme on n'aurait jamais pensé en voir. Ensuite une histoire banale de femme trompée, alors qu'elle veut vivre une passion hors du commun, une dépression puis une traversée du désert émancipatrice, cette émancipation commençant par une partie à quatre avec deux hommes du pays. Bref l'Afrique du Nord telle que les petits bourgeois européens se la payaient pour vivre une sexualité qu'ils ne pouvaient assumer à St Flour. Heureusement pour elle, Ingeborg Bachmann n'est plus là pour voir à quoi on l'a réduite. De la profondeur de sa détresse et de femme et de créatrice, rien. Reste Vicky Krieps qui essaie comme elle peut de tirer vers le haut ce personnage et un défilé de robes de l'époque absolument admirable. donc, bof !