C’est actuellement le dernier film de Tarantino qu’il me restait à voir, en comptant seulement tout ceux sortis après reservoir dogs et la première phrase qui me vient à l’esprit est « C’est du Tarantino dans tout son art ».


Par tout son art j’entends, la faculté à créer un dialogue monté au millimètre près, au mot, à la mimique ou à l’expression près, bref une scène qui s’écoule aussi facilement qu’une crème chantilly dans notre bouche. On peut citer la première scène (comme quoi on n’a pas le temps de se mouiller la nuque avant de rentrer dans le film), avec Hans et Lapadite, outre le personnage atypique de Hans, haut gradé de la SS, il y a cette aptitude à mener le discours tout en laissant une tension vacante,


[même si tout fan et adepte du cinéma de Tarantino savent que la fin de cette scène se terminera de manière extraordinairement violente, oui ! Mais c’est ce qu’on aime chez lui.]


Hans sait ce qu’il fait ici, sous le drap de la fausse naïveté, il va avancer doucement vers la vérité qu’il détient déjà en partie ou complètement, mais le sadisme à vouloir entendre et voir le suspect dire qu’il est coupable donne toute la magie de la scène.


Alors oui, le cinéma de Tarantino se base sur beaucoup de dialogues, voire monologue comme le montre parfaitement reservoir dogs ou les 8 salopards. L’action dans le film doit représenter, avec une approximation généreuse, un dixième des scènes et pourtant on a pas tant de mal à s’accrocher. Pourquoi alors ? C’est tout simple, à la fin on sait que ça va saigner, on sait que l’on va être « récompensé » d’avoir regardé ces longues minutes de dialogues, on est tenu en haleine tout le long. Exemple, c’est environ au début de la moitié du film que l’on va entendre parler de la scène finale du film, rien que ça, on va l’attendre pendant 1h20min sans se faire chier et ça, c’est pas la réussite de beaucoup de scénaristes et réalisateurs.


Par ailleurs, dans son art, on peut évidemment citer, les personnages sûrs d’eux, autant de charisme qu’a de cholestérol un bon camembert crémeux, ou aussi fou qu’un prisonnier après 1 mois d’isolement totale, des personnages qui vont nous permettre de connaitre, par procuration, des scènes qu’on ne connaitra jamais dans notre vie de tous les jours.


Encore un ingrédient dans la recette de beaucoup de ses films, je cite L’ÉPOQUE, souvent ancré dans un espace temps qui est subtilement utilisé. On a eu l’amérique esclavagiste avec django, on a eu bcp bcp de western, on a eu des gangs ricains fin 20e siècle avec pulp fiction ou reservoir dogs bref ici c’était, en gros, la 2nde guerre mondiale et plus particulièrement l’occupation de la France par les nazis.


En extra de cette recette, on ajoute évidemment le scénario que je définis « à clé », dans le sens qu’on a différents parcours avec différents personnages, qui se construisent indépendamment mais dont on sait que leurs destins vont finir par se croiser (chaque événement ouvre une porte). Je dois dire que la plupart du temps, c’est toujours très bien ficelé, les rencontres se font dans l’ordre de choses.


Puis, pour finir « la violence résout tous les problèmes », et bien avec Tarantino, on a presque envie de dire oui, je vais pas développer plus, mais les scènes de gore, de fusillade ou autres, OÙ ça pisse le sang, sont fondamentales dans la recette. Elles sont la cerise sur le gâteau, elles sont la mascarpone dans le tiramisu, elles sont le cheddar sur les frites BREF elles sont la marque de fabrique d’un film à la Tarantino.

Sterb
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le 1 oct. 2023

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