Inherent Vice, réalisé par Paul Thomas Anderson, propose une enquête psychédélique où la confusion devient un véritable moteur narratif.
Joaquin Phoenix, fidèle à lui-même, incarne un Doc lunaire et attachant, dont l’errance mentale épouse parfaitement la structure labyrinthique du récit. J’ai particulièrement apprécié cette enquête à tiroirs volontairement floue et paranoïaque, qui rappelle par moments l’esprit d’Under the Silver Lake, avec ce mélange d’indices absurdes et de complots insaisissables. L’humour discret s’intègre naturellement au récit, tandis que le traitement froid et détaché de PTA renforce cette sensation d’étrangeté constante. Cependant, cette approche peut parfois devenir trop nébuleuse, au point de perdre le fil émotionnel ou narratif.
Le genre de film difficile a noter, qui après un second visionnage pourra passer a 5 comme a 10.