Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué !
Avant la sortie de ce dernier PTA, je me suis plongé avec beaucoup de retard dans sa filmographie, dont je ne connaissais j’avoue que le sombre « There Will Be Blood ». Je dois admettre que je n’ai pas particulièrement été séduit par « Boogie Nights », « Punch-Drunk Love » et encore moins par le long, très long « Magnolia ». Cependant, en voyant la BA et le casting de ce dernier opus, je me suis dit «Let’s GO ! ».
Inherent Vice se déroule dans le L.A. des années 70 et raconte l’histoire d’un détective privé, moitié psy, moitié Babos, qui reçoit un soir la visite inattendue d’une ex très inquiète. Le lendemain, celle-ci, son amant milliardaire et l’un de ses bras droit sont portés disparus. Notre détective, surnommé le « Doc » (un très bon Joaquin Phoenix dans le rôle), commence alors son enquête, sous les regards suspicieux d’un enquêteur du LAPD, et des fédéraux.
On assiste donc ni plus ni moins pendant 2h20 à un polar sombre, à l’ambiance 70’s. Sex, Drug, Neil Young, et des violons toujours archi présents chez PTA.
Une intrigue, de nombreux personnages, des révélations..... Oui, mais cette fois, par rapport à Magnolia, je trouve que l’histoire a vraiment du mal à décoller, le rythme est lent, vraiment très lent parfois, avec très peu d’action. Un polar classique donc sur sa forme, une intrigue qui se veut complexe, alimentée par une multitude de personnages peu attachants et peu développés, et où la seule vraie originalité réside finalement dans le look funky et la « cooooool » attitude de ce cher Doc, ainsi que dans certains passages et certaines répliques loufoques.
A noter enfin l’excellent jeu de Benicio Del Toro, dans le rôle d’un avocat qu’on aurait aimé plus présent dans l’intrigue (en lieu et place de 2 ou 3 personnages et donc acteurs plus insignifiants de mon point de vue).
Je suis donc définitivement repu et insensible à PTA ! Car bien que techniquement très bon (c’est propre et fluide comme toujours), sa manière de traiter, de complexifier, de conclure ses scénarios et de renforcer le tragique par des narrations parfois pompeuses me fatigue... Dommage.