Un film de bagnoles qui laisse sur une impression mitigée, d’abord en raison de choix d’adaptation assez déroutants : voir un manga japonais à la sauce chinoise engendre un décalage culturel constant qui s’avère assez curieux.
Côté interprétation, le casting souffre d’un déficit de crédibilité. L’acteur principal manque cruellement de charisme et son absence palpable d'implication rend très difficile l’immersion du spectateur. Heureusement, les seconds rôles potaches apportent une dimension loufoque au film.
Seulement 20 ans depuis la sortie du film et la réalisation apparaît vraiment datée : les arrêts sur image qui ponctuent l’action donnent un cachet vieillot au métrage. La photographie diffuse, adoptée lors des scènes romantiques, renforce la mièvrerie qui s’en dégage. La bande-son colle à l’univers de l’automobile underground de l’époque, celui des amateurs de tuning des années 90. Tous ces choix artistiques vintage et disparates confèrent néanmoins au film un certain effet nostalgique.
Le scénario n’a pas réussi à tirer une histoire suffisamment aboutie du manga, ça manque de structure et d’une réelle logique dramatique. A l’image du final qui expédie la conclusion de l’histoire d’amour du héros de manière aussi cruelle que grotesque.
Après visionnage, on ne peut s’empêcher de dresser un parallèle avec Fast & Furious : Tokyo Drift, cela semble assez évident que ce dernier ait puisé son inspiration dans Initial D.