Le dernier long-métrage de David Lynch se révèle une fois de plus être une expérience déstabilisante, mais toujours aussi passionnante – avec cette fois-ci un dénouement très différent.
C’est toujours un petit miracle cette faculté qu’a le réalisateur à nous scotcher à l’écran, car il faut dire que comme d’habitude la réalisation et le montage s'avèrent assez extraordinaires. Extraordinaire aussi parce qu'il filme tout à l’épaule, en mode embarqué… Et si le procédé n'a rien d'engageant au début, le résultat final, immersif, prouve une fois de plus le talent créatif des plans du réalisateur.
En fait, Inland Empire ressemble en de nombreux points à son précédent succès, Mulholland Drive. Une femme, une actrice, une vie, un rêve, des cauchemars.
Et franchement, si j’ai parfois critiqué le jeu de Laura Dern - dans Blue Velvet notamment –, elle m'a cette fois-ci époustouflé ! La caméra reste presque sans arrêt braquée sur elle et toutes les émotions y passent, avec force et passion.
Bon, comme d’habitude, on ne peut pas directement tout comprendre, mais ça fait partie du charme ! Et sur les presque trois heures de film je n’ai eu finalement que quelques rares et courts décrochages… D'où ma note.
En revanche, l'épilogue m'a vraiment épaté, et ce jusqu’au générique final, jouissif.
Merci Mr. Lynch pour cette étonnante et passionnante filmographie.
7,5/10