Un film sur la musique folk. Une ballade, celle de Llewyn Davis, fantastique, désabusé mais persévérant Oscar Isaac. Musicien dans le creux de la vague, à la recherche d'un nouveau commencement, il traîne ses guêtres où l'espoir d'un changement est possible entre galères, rencontres et persévérance. Sous la caméra baignée d'une lumière pourtant apaisante, on assiste comme dans un rêve à ce périple jalonné de désillusions. Pas de gags mais des situations et des dialogues qui nous piquent au vif, des personnages sympathiques même si antipathiques à l'image de John Goodman. Il règne tout au long de ce Inside Llewyn Davis, une ambiance de pudeur et de discrétion derrière le cheminement d'un homme qui hésite encore entre résignation et espérance. Oscar Isaac est superbe au milieu de ce casting impeccable. On n'a pas affaire au meilleur film des Coën mais on n'en reste pas moins hypnotisé par la virtuosité des frangins tant au niveau de la photo que de la bande originale qui fait ici partie intégrante de l'histoire. Un film sur la musique folk mis en scène comme tel, un instant hors du temps dans lequel un homme semble faire du surplace. "Si ça n'a jamais été nouveau, et que ça ne vieillit pas, alors c'est une chanson de folk."