Film de foncedé sociopathe : une camionette, des fleurs, une forêt et il ne se passe rien. Et oui, c'est pas parce qu'on cite Thoreau que le reste est bon...
Sachant que le public d'aujourd'hui font les auteurs de demain, je reste pantois devant le succès et les critiques positives qu'ont engendré le film.
On s'ennuie du début à la fin dans ce pseudo parcours initiatique d'un crétin égoïste, seule réjouissance pour moi, la fin (on a envie d'applaudir le générique tellement on est content que le film se termine), qui ne permet aucune suite à ce véritable calvaire!
Ce film est long certes, mais est surtout très agaçant.
C’est l’histoire d'un type nommé Christopher McCandless qui critique la société capitaliste, de consommation et même la civilisation et fait l’apologie de l’écologie et de l’individualisme.
Ce gamin au brushing impeccable et aux souffrances intimes insurmontables (ses parents sont des bourgeois, vous comprenez...) va s'inventer un personnage, Supertramp, (l'imagination libère, voyez-vous) et partir dans la nature (la beauté de la vie sauvage, n'est-ce pas, alors que la société de consommation, vraiment...).
Comme de juste, on en vient à souhaiter la mort de ce succédané d'Arthur Rimbaud américain en goguette, qui charrie tant de clichés rances et convenus faits pour enchanter les bobos, qui va sous la Lune, Muse, et qui est ton féal, oh la la, vous connaissez la suite.
Cet artiste incompris, qui aurait pu être élève à Harvard, peine ici à montrer son intelligence : pourquoi mourir si jeune pour une cause qui s’apparente à un suicide ?
Heureusement que la plupart des gens n’ont pas besoin de s’exiler en Alaska pour comprendre que l’Homme est fait pour vivre en communauté. Si tout le monde allait vivre en ermite l’humanité s’éteindrait...
Bref cet ado va nous emmerder pendant 2 heures et demie sur un ton moralisateur et démontrer toutes les incohérences de son raisonnement (et le tout pour finir tout seul comme un con à se branler dans un van pourri au milieu des ours et des caribous) :
> Il ne peut subvenir seul à ses besoins et tout le long du film il ne fait que demander des services aux autres. Ce n’est pas “Into the Wild” c’est “Into The Assistanat” !
> Il brûle sa voiture et après fait du stop ! LOL quel est l’intérêt ?
> Il jette l'agent qu'il lui reste et après il crève la dalle et fait la manche. Être un idéaliste c'est super, l'assumer c'est mieux.
> Il refuse de tuer pour se nourrir et meurt empoisonné par négligence, pourtant il avait quand même un guide sur les plantes comestibles fabriqué par la méchante société qu’il rejette, pas complètement fou le mec.
Encore heureux qu’il meure tiens, cela prouve au moins sa bêtise et son hypocrisie. A ceux qui encensent la morale pseudo "rebelle" et "anti société de consommation" de ce film, allez le montrer aux gens qui se battent chaque jour pour s’en sortir, je suis pas sûr qu’ils aient la même crise de conscience pseudo hippie-cliché que ce bon vieux Christopher.
Et pour l'aspect esthétique du film, certes réussi (mais est-ce que ça suffit pour faire un bon film?), autant regarder un bon documentaire, genre Ushuaïa, sans ado en vadrouille qui se cherche. Ou la "Marche de l'Empereur" si vous avez envie d'espaces vierges blancs immaculés à la Jack London. En plus les manchots sont meilleurs acteurs! et bénévoles en prime!
Bon allez, c'est décidé ! Demain je brûle mes vêtements fabriqués par des petits chinois et je pars sans un rond, vivre au sein d'un troupeau de chèvres au Pérou. C'est vrai quoi, y’en a marre de cette vie de luxe !