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le 22 nov. 2013
136e film de l’année : Into the Wild (revisionnage)
On a tous déjà entendu quelqu’un dire : « je vais partir loin » parce qu’il/elle n’était pas heureux(se).
Le personnage de Chris expérimente ça et nous pose une question, à nous, à travers son geste : il vit le rêve de beaucoup de gens.
Si tu n’es pas heureux dans ta vie, alors pourquoi ne partirais-tu pas ?
La liberté, la vie.
Selon moi, si tu n’es pas heureux là où tu es, tu ne le seras pas forcément ailleurs (ou alors de façon éphémère).
Un film très intéressant, philosophiquement parlant : la liberté a un prix.
' I now walk… into the wild! '
Le film a une vraie patte graphique, avec son ambiance visuelle de carte postale, accompagnée de phrases tirées des lettres qu’il écrit, de son journal intime.
L’ambiance musicale, très apaisante, colle parfaitement aux décors.
Visuellement, c’est magnifique, avec des panoramas dingues : un film purement contemplatif et humain.
Le fait que le film soit un biopic en fait une immense force.
Le biopic est souvent un genre “facile” à adapter : on en voit chaque année, et ils sont très souvent interchangeables tant la recette reste la même.
Mais Into the Wild a une âme et une vraie puissance.
Il se sert très bien de ses décors et de son histoire, sans forcément respecter les codes… à l’image de son personnage principal.
Le film n’est jamais filmé comme un biopic, à aucun moment, mais presque comme un documentaire sur la nature.
Un homme voulant sortir du système… qu’est-ce que je le comprends.
À mes yeux, c’est une erreur, car c’est trop extrême.
Tu peux ne pas être totalement dans le système, être en retrait, sans pour autant en sortir complètement.
Le personnage de Chris s’en rendra compte à ses dépens.
Beaucoup verront en Chris un ado pourri gâté, tant il a tout et ne veut rien, tant il ne pense qu'à lui et pas aux autres.
là où d’autres n’ont rien et voudraient tout.
Et oui, on veut toujours ce que le voisin a et on rejette souvent ce que l’on possède : l’humain est comme ça.
Chris avait tout, via ses parents → consumérisme.
Il décide de tout quitter pour ne rien avoir (ou le strict minimum) → minimalisme / ascétisme.
Un bonheur dépendant de soi-même, et non du matérialisme.
Mais il aurait peut-être dû accepter ce qu’il avait, sans en dépendre totalement.
Comme dans plusieurs moments du film, où il coupe tout d’un coup : sa voiture, son argent, ses repères.
Pour finalement se rendre compte que, pour voyager, il faut de l’argent, mais aussi des papiers : la loi est partout, même dans la nature.
Être dépendant de quelque chose n’est pas bon, mais s’en priver totalement ne l’est pas non plus.
Son destin funeste en est la preuve : des choix poussés à l’extrême.
Il a voulu vivre son rêve de liberté en laissant de côté l’amour qu’il avait autour de lui.
Et au final, il se rend compte que l’expérience de vie qu’il recherchait, il ne la trouve pas dans la solitude qu’il idéalisait, mais dans les rencontres qu’il fait tout au long de son parcours.
Ne le voyez pas simplement comme un film, mais comme une expérience, une expérience de vie.
L’expérience d’un homme ayant voulu s’exiler pour vivre de nature et de liberté.
Le bonheur ne doit pas forcément être partagé, mais il prend encore plus de sens lorsqu’il l’est.
Il ne me tarde de lire le livre.
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Créée
le 19 avr. 2026
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