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le 4 févr. 2022
SuivreHumeur de la Secte Sang-soo
Il va probablement falloir s'y résigner, Hong Sang-soo ne fera peut-être plus de grand film, au sens ambitieux du terme. Mais est-ce grave ? N'est-il pas tout aussi passionnant de voir ainsi un...
À l’instar du précédent film d’Hong Sangsoo, La femme qui s’est enfuie, Introduction est divisé en trois fragments de vie, trois parties. Chacune se clôt sur une étreinte. C’est la partie visible d’un film iceberg qui dissimule bien plus qu’il ne donne à voir.
Dans un premier temps, Young-ho rend visite à son père dans son cabinet médical, en Corée. Dans un deuxième temps, il rejoindra sa petite amie qui vient de s’installer à Berlin pour ses études. Dans un dernier mouvement, il rencontrera un cinéaste dans un café de la côte sud-coréenne.
Or ces événements sont liés entre eux par un hors champ que l’on doit reconstruire ou imaginer, perturbés par une temporalité dense mais impalpable. Mais le récit réserve un virage onirique qui sera finalement plus explicite que les parcelles de réel qui nous ont été offerts.
C’est un film très doux, dans sa forme, ses textures, ses plans, sa brièveté. Et pourtant très sombre dans ce qu’il évoque d’une rupture amoureuse, d’une impossibilité de réaliser ses rêves et dans l’éventualité de la maladie – qui sera le clou scénaristique de son film suivant : Juste sous vos yeux.
Créée
le 25 févr. 2026
Critique lue 12 fois
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