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Mougeyman
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le 19 avr. 2012
Certains films semblent porter en eux la promesse d’une expérience mémorable, mais Intruders, réalisé par Juan Carlos Fresnadillo en 2011, échoue tristement à honorer cette promesse. À force de vouloir ménager tension psychologique et horreur fantastique, le film finit par n’être ni l’un ni l’autre, englué dans une narration bancale et un suspense inexistant.
L’idée de base — explorer la naissance de la peur et son héritage entre générations — aurait pu donner lieu à une œuvre profonde et glaçante. Malheureusement, Intruders se contente d’effleurer ses thématiques, sans jamais les investir pleinement. Le scénario, à force de vouloir jouer la carte du mystère, perd rapidement le spectateur dans une progression lente et confuse, vidant peu à peu le film de toute intensité dramatique.
Ce constat est d’autant plus regrettable que Juan Carlos Fresnadillo a déjà prouvé, notamment avec 28 Weeks Later, qu’il savait installer un climat pesant. Ici, il semble bridé, comme prisonnier d’une mise en scène lisse et sans véritable audace. Quelques séquences, il est vrai, sauvent momentanément l’ensemble grâce à une photographie léchée et une esthétique froide. Mais ces éclairs visuels ne font que souligner l’absence de fond véritable et d'émotion sincère.
Clive Owen, pourtant solide d’ordinaire, paraît presque égaré dans un rôle sans épaisseur, porté par des dialogues fonctionnels et des enjeux émotionnels trop peu incarnés. Quant à l'antagoniste, le "Hollow Face", il manque cruellement de force symbolique : trop peu exploité, il n’incarne ni l’effroi ni la fascination que ce genre de figure devrait générer.
Avec une telle matière, Intruders aurait pu devenir une œuvre marquante du cinéma d'horreur moderne. Mais à force d’indécisions et de concessions, le film s'enlise dans un ennui poli, incapable de provoquer autre chose qu'une lassitude croissante. Une ambition intéressante sacrifiée sur l'autel d'une exécution fade.
Créée
le 28 avr. 2025
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