Le filtre sépia est de mise dans ce biopic sportif romancé, produit par Disney dans la droite lignée de ses autres sagas sportives inspirées de légendes. Invincible traduit les préoccupations de son époque, marquée par les chocs pétroliers et la désindustrialisation. Le sport devient alors un véritable exutoire pour une communauté qui porte encore en elle la flamme sacrée.
Dans cette décrépitude ambiante, où les piliers de comptoir et cols bleus rivalisent de misérabilisme, les espoirs reposent sur Vincent Papale, un trentenaire cocu et sans emploi, dont le parcours chaotique cristallise parfaitement cette déchéance sociale. En intégrant les rangs des Eagles de Philadelphie à l’occasion d’une sélection ouverte aux amateurs, Papale se retrouve propulsé sous le feu des projecteurs, mais également confronté à l’animosité de ses nouveaux coéquipiers et aux attentes de son entourage.
Mark Wahlberg incarne ce héros « ordinaire » issu des classes populaires, cherchant à prendre sa revanche sur la vie et à gravir l’échelle sociale. Le film véhicule ainsi tout ce que le rêve américain a de plus séduisant : amour, gloire et réussite, au prix d’une dévotion quasi sacrificielle, du dépassement de soi et d’un supplément d’âme. Après tout, quoi de mieux que le football pour faire rêver les sans dents en période de vaches maigres ?
Si t'as atterri ici, c'est que toi aussi t'es un vrai dur à cuire qui aime les films de bonhommes. Alors si t’en a marre des féministes et des sitcoms romantiques de ménagères, rends-toi sur l’Écran Barge où tu ne trouveras que des vrais mecs qui portent leur baloches et règlent leurs comptes à l'ancienne en flinguant des hélicoptère avec des bagnoles. De la testostérone, de l'action, des fusillades, et des explosions ! !! !! AVEC DES PATATES PUTAIN !