Les plus :
- Les décors naturels, agrémentés de stock shots (le volcan) et de matte paintings qui ajoutent une touche de fantaisie.
- Les séquences avec des animaux sauvages (sangliers, lions), plutôt impressionnantes et bien foutues (même si certains ont du se faire trucider pour la caméra...)
- J’aime bien la réal d’Umberto Lenzi (Cannibal Ferox), efficace et directe, avec des images fortes et un sens du cadre évident.
- Quelques maquillages gore basiques mais de bonne facture.
- Les hommes-singes ! Ils m’ont bien fait rire, tout comme les zombies (infectés ?) de la grotte, rapidement repoussés à coups de torches comme s’ils s’étaient trompés de film.
- Des acteurs sympathiques : George Eastman dans son rôle habituel de méchant, et le héros culturiste (également acteur porno gay), absolument nul et tellement inexpressif que ça en devient génial.
- Ainsi que les mignonnes Elvire Audray (la blonde) et Pamela Prati (la brune) très bien apprêtées pour des femmes préhistoriques.
- Le beau thème musical, qui aurait tout aussi bien fonctionné dans un western spaghetti ou un film de cannibales.
Les moins :
- Les perruques, les dégaines et les performances de certains acteurs donnent au film un côté Z certes sympathique (le chef du village qui part pour se faire tuer dix mètres plus loin…), mais souvent ridicule.
- Des dialogues à l’avenant, ils se veulent archaiques mais sont surtout débiles , niais et ridicules (parfois les trois en même temps), le doublage anglais ne doit pas aider.
- Le film est très généreux en scènes de combat mais les chorégraphies restent basiques et répétitives.
- Pas de nudité ni de sexe à part une scène expédiée, alors que le film s’y prêtait totalement ! Un simple téton qui dépasse, ce n’est pas assez !
- Le troupeau de bisons utilisé à outrance : au moins, ils ont rentabilisé leurs plans. Là encore, ça finit par devenir drôle.
Ironmaster fait partie de ces films bis italiens typiques de l’époque : fauchés mais généreux, avec une volonté de divertir malgré le manque de moyens. Ca se regarde sans ennui, même si le déroulement est redondant, alternant scènes où les méchants se préparent et scènes de baston. Une sorte de mélange entre La Guerre du feu et un Conan du pauvre, pour un résultat finalement assez proche d’une BD à la Rahan. Ca serait facile de s’en moquer mais le film possède un certain charme, et je me suis bien amusé. C’est déjà pas mal !