La vie d'Isadora Duncan, danseuse et femme libre (1877-1927). Pour qui s'intéresse au parcours, très riche, de celle qui a révolutionné son art, rien ne vaut une bon livre biographique. Car le film de Karel Reisz, très décousu, constellé de flashbacks et encombré d'une voix off, ne donne qu'un aperçu de cette existence assez dramatique, de la mort de ses deux enfants, noyés dans la Seine, à la sienne, par étranglement, son écharpe rouge s'étant prise dans les rayons d'une roue de la Bugatti dont elle était passagère. Les scènes de danse ne sont pas les plus convaincantes et seul le passage en Russie soviétique, par sa flamboyance, rend vraiment hommage à la vitalité d'Isadora. Le film rappelle certains biopics de Ken Russell, le côté baroque et hystérique moins appuyé, quand même. Vanessa Redgrave livre cependant une composition XXL, particulièrement touchante dans les dernières années de sa vie, en icône déchue.