Voir le film

Alors qu’il est sur le point de se faire abattre, un buffle s’échappe et s’enfouit dans la jungle environnante d’un village du Kerala. S’en suit une poursuite folle d’un village entier contre cette pauvre bête. 1h30 pour un film indien, c'est presque un court-métrage selon les standards habituels. Le scénario est assez simple : une chasse au buffle qui réveille la bestialité de chacun et il s'agit des hommes bien entendu, les femmes restant à la maison, puisque telle est leur place, n'est-elle pas ? L'homme est un buffle pour l'homme, en quelque sorte, l'animal n'ayant rien demandé, si ce n'est de vivre libre. Dire que le film a du rythme est un euphémisme, accompagné d'une musique tribale et des cris de plus en plus effrayants des chasseurs. Il y a de quoi rester hébété devant cette foule hystérique, aussi excitée et hallucinée que des membres du Ku Klux Klan pendant un lynchage. Amateurs de psychologie et de subtilité, passez votre chemin, il n'y a rien d'autre à voir que la sauvagerie humaine dans sa pire représentation. Vite, une comédie romantique !

Cinephile-doux
5
Écrit par

Cet utilisateur l'a également ajouté à sa liste Films inédits en salles à voir (ou pas)

Créée

le 21 janv. 2021

Critique lue 287 fois

Cinephile-doux

Écrit par

Critique lue 287 fois

3

D'autres avis sur Jallikattu

Jallikattu

Jallikattu

5

Cinephile-doux

le 21 janv. 2021

Suivre

L'homme est un buffle pour l'homme

Alors qu’il est sur le point de se faire abattre, un buffle s’échappe et s’enfouit dans la jungle environnante d’un village du Kerala. S’en suit une poursuite folle d’un village entier contre cette...

Jallikattu

Jallikattu

9

cherycok

le 10 mars 2026

Suivre

Une expérience sensorielle unique

Film indien indépendant appartenant à la nouvelle vague du cinéma malayalam (Mollywood), réalisé par un des fers de lance de cette New Wave, le prolifique Lijo Jose Pellissery (City of God, Amen),...

Jallikattu

Jallikattu

8

OlivarDeLaCave

le 31 janv. 2026

Suivre

Critique de Jallikattu par OlivarDeLaCave

Quand la traque à la bête devient une obsession, les nerfs lâchent et les plus bas instincts se réveillent, aboutissant à un climax dément.

Du même critique

Anatomie d'une chute

Anatomie d'une chute

6

Cinephile-doux

le 28 mai 2023

Suivre

Procès d'intentions

Depuis quelques années, le cinéma français, et plus particulièrement ses réalisatrices, trustent les lauriers dans les plus grands festivals. Au tour de Justine Triet d'être palmée à Cannes avec...

France

France

8

Cinephile-doux

le 25 août 2021

Suivre

Triste et célèbre

Il est quand même drôle qu'un grand nombre des spectateurs de France ne retient du film que sa satire au vitriol (hum) des journalistes télé élevés au rang de stars et des errements des chaînes...

The Power of the Dog

The Power of the Dog

8

Cinephile-doux

le 25 sept. 2021

Suivre

Du genre masculin

Enfin un nouveau film de Jane Campion, 12 ans après Bright Star ! La puissance et la subtilité de la réalisatrice néo-zélandaise ne se sont manifestement pas affadies avec Le pouvoir du chien, un...