Après avoir retrouvé près de 140h de rush tournés par Hugo van Lawick, premier mari et premier vidéaste à avoir accompagné Jane Goodall dans ses recherches sur les chimpanzés à Gombe, National Geographic a proposé à Brett Morgen de réaliser ce biopic sur Jane Goodall. Si lui et Jane ont tous deux dit « no way » à l’idée d’un énième documentaire sur la vie de Jane, ils ont changé d’avis après le visionnage des images. Et ils ont eu raison.
Sur des images et des plans d’une qualité exceptionnelle, nous (re)découvrons la femme et la scientifique passionnée. Tout le film transpire cette passion et nous la transmet.
L’émotion du documentaire est exceptionnelle, vibrante. Plus qu’une scientifique, nous y découvrons une jeune fille qui souhaitait être l’égal d’un homme mais est devenue bien plus, elle est devenue Jane.
La musique de Philip Glass, d’une justesse et d’une poésie incroyable, accompagne et décuple cette sensation de rester sans voix qui nous tient tout le long du film.
Ce film est aussi saisissant que l’est cette femme.