Jason est frappé par la foudre, ce qui le ramène à la vie. Subséquemment, il se lance dans une nouvelle série de massacres.
Une Résurrection Funeste pour la Pertinence Cinématographique
Il est des résurrections qui, loin de conférer un souffle nouveau à une entité déclinante, n'aboutissent qu'à exhaler le souffle d'une pertinence scénaristique déjà chancelante. Jason le mort-vivant, sixième itération d'une franchise dont l'épuisement commençait déjà à poindre, s'inscrit avec une pertinacité déconcertante dans cette regrettable tendance. On ne peut que déplorer amèrement le choix du réalisateur de ramener l'antagoniste éponyme d'entre les morts, plutôt que d'approfondir la duplicité intrigante du personnage principal, cette ambiguïté psychologique amorcée avec une certaine perspicacité dans le volet précédent. Cette occasion manquée de sonder les arcanes tourmentées d'un esprit dérangé par les traumatismes passés est une véritable aberration scénaristique.
Un Carrousel d'Interprètes et un Scénario Stérile
La constance est une vertu souvent absente dans les franchises prolifiques, et le métrage en est une illustration flagrante. Il est tout de même stupéfiant de constater que le rôle de Tommy Jarvis ait échu à un troisième interprète en seulement trois apparitions du personnage ; une instabilité qui nuit à toute immersion durable du spectateur dans son cheminement psychique. Quant au scénario, il se révèle foncièrement schématique, d'une pauvreté affligeante. On est contraint de visionner Jason enchaîner les meurtres avec une monotonie quasi-robotique, le tout étant dépourvu de tout développement scénaristique digne de ce nom. Les exécutions s'empilent sans que la narration ne parvienne à insuffler la moindre épaisseur aux motivations ou aux conséquences des actes du monstre. L'horreur se mue en une succession prévisible d'événements macabres, dénuée de toute finesse dramatique ou de véritable suspens.
Quelques Lueurs dans les Ténèbres de l'Inspiration
Malgré ce tableau sombre, quelques rares lueurs parviennent néanmoins à percer l'opacité de ce métrage. La présence de bambins innocents, notamment cette jeunette dont les cauchemars semblent préfigurer l'imminence du monstre, apporte une dimension plus vulnérable et, par ricochet, plus inquiétante. De même, la scène du paintball, malgré son incongruité, propose un intermède visuel qui, un instant, détourne de l'ennui général. L'adoption d'un ton plus léger, teinté d'un humour noir parfois involontaire, témoigne d'une tentative de revigorer la formule, mais ne suffit malheureusement pas à masquer les carences structurelles et le manque d'inspiration généralisé. Bref, l’œuvre est une production qui, par son empressement à ressusciter un icône au détriment d'une narration fouillée, déçoit plus qu'elle ne divertit véritablement.