Avec "Je le jure", Samuel Theis nous plonge dans un récit judiciaire où les vérités s’entrechoquent plus qu’elles ne s’éclairent. Le film aurait pu n’être qu’un énième drame de prétoire, mais il déjoue les attentes en s’ouvrant à une autre dimension : une histoire d’amour inattendue, entre un trentenaire et une femme âgée. Ce qui frappe, c’est justement la délicatesse du traitement : pas de surlignage, pas d’explication appuyée. Theis filme cette relation comme une évidence, sans chercher à en faire un sujet à débat. Cela respire une certaine liberté, comme un rappel qu’aimer n’a pas besoin de justification. Les premiers et seconds rôles sont impeccables. Si le film garde parfois un ton un peu trop sage pour totalement emporter, il séduit par cette façon de mêler l’intime et le collectif, le cœur et la justice, sans trancher, mais en laissant au spectateur le soin de réfléchir.