"Premier long-métrage mexicain en stop-motion, Je Suis Frankelda a été révélé au festival d’Annecy avant de poursuivre sa route à travers le monde, semant au passage ses merveilles visuelles et son imaginaire hanté. Le film des frères Ambriz impressionne par sa densité narrative et sa richesse esthétique, tout en livrant un discours poétique sur la créativité, conçue ici comme un acte de libération et même de résistance."
"Je Suis Frankelda célèbre le pouvoir de la fiction et de la création, où l’horreur sert à la fois de moteur narratif et de langage intime pour une jeune autrice à l’imagination débordante. Dans le Mexique du XIXe siècle, Francisca Imelda, frappée par le deuil et l’isolement, trouve refuge dans l’écriture. Heureusement pour elle, chaque page blanche est une occasion de redonner un sens à sa vie. Son grimoire devient un portail vers des mondes effrayants mais libérateurs. Comme une descendante obscure de Mary Shelley, Francisca s’échappe de la réalité par la fiction, donnant vie à Frankelda, son double spectral. À mesure que ses récits prennent forme, c’est tout un monde parallèle, Topus Terrenus, qui s’anime, peuplé de monstres, de merveilles et d’ombres intérieures. Mais cet univers fragile est constamment menacé. Épaulée par le prince Herneval, Francisca doit inventer sans relâche, sans contrainte ni censure, pour maintenir ce lieu en vie."
"Le film est peut-être un peu trop long pour ce qu’il cherche à raconter, mais il est aussi trop beau pour qu’on lui en tienne rigueur. Je Suis Frankelda est de ces œuvres rares, débordantes d’amour pour leur médium, qui prennent le spectateur par la main pour mieux l’emmener ailleurs. On y retournera, c’est certain. Pour rêver, cauchemarder, et s’émerveiller."
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