Après Muriel où déjà il tournait en rond, Resnais s’est essayé sans succès au film politique (La guerre est finie) avant de revenir à ses obsessions sur le temps et la mémoire. Avec son snobisme déjà patent, il se croit obligé de chercher une touche d’originalité en abordant un genre nouveau pour lui, à savoir la science-fiction. En fait, on voit très vite ce qui a captivé le futur auteur de Mon oncle d’Amérique dans cette histoire de voyage dans le temps : séduit par les théories alors naissantes du cognitivisme, Resnais est persuadé que l’être humain est l’égal de la souris de laboratoire (ou du chien de Pavlov ou des rats de Mon oncle d’Amérique qui envahiront l’écran de façon obsessionnelle et grotesque). Il s’efforce donc, comme il le fera dans tout le restant de son « œuvre » petite et misanthrope, de démontrer le ridicule et l’aléatoire attachés à la condition humaine… Je passe pudiquement sur les pseudo qualités de cinéaste du Monsieur car, à mon humble avis, il n’en a pas : tout n’est qu’esbroufe et tape-à-l’œil dans une réalisation lourde et faussement inspirée et sa caméra s’embourbe au rythme de sa pensée… C’est le début d’une suite de films où ledit Resnais va se foutre du monde impunément, avec le concours d’une certaine critique parisianiste qui va l’encenser au rythme de ses productions défécatoires… 3/10 pour Claude Rich, un de nos plus grands acteurs, dont on se demande ce qu’il vient faire dans cette galère.
Maqroll
3
Écrit par

Créée

le 12 juil. 2013

Critique lue 796 fois

Maqroll

Écrit par

Critique lue 796 fois

7

D'autres avis sur Je t'aime, je t'aime

Je t'aime, je t'aime

Je t'aime, je t'aime

6

Deleuze

99 critiques

Je ne te hais point

A l’heure où tout le monde parle de ce Monsieur, je me sens terriblement exclu. Je l’aime bof bof. Ce qui m’a toujours travaillé chez Resnais, c’est la lenteur de son cinéma. Je n’ai rien contre les...

le 5 mars 2014

Je t'aime, je t'aime

Je t'aime, je t'aime

7

MrOrange

241 critiques

L'année dernière avec Catrine.

1968. Alors qu'une bonne partie des réalisateurs de la Nouvelle Vague partent au front filmer les révoltes de la jeunesse, Resnais reste dans ce qu'il sait faire de mieux : filmer des souvenirs, la...

le 5 août 2013

Je t'aime, je t'aime

Je t'aime, je t'aime

8

Adam_Kesher

32 critiques

Mélo-Mélo

Si présenter Je t'aime, je t'aime comme le chef-d'œuvre méconnu, voire maudit, d'Alain Resnais est devenu un cliché, il est néanmoins difficile de passer cet aspect sous silence tant il semble...

le 6 juil. 2014

Du même critique

Little Odessa

Little Odessa

9

Maqroll

1443 critiques

Critique de Little Odessa par Maqroll

Premier film de James Gray, l'un des génies incontestables du cinéma actuel, où déjà l'essentiel est en place. Un scénario, d'une solidité qui force l'admiration, rapporte une histoire tragique...

le 1 oct. 2010

Babel

Babel

5

Maqroll

1443 critiques

Critique de Babel par Maqroll

Une quadruple histoire dont on démêle peu à peu les intrications, qui constituent une espèce de fresque sur les difficultés des êtres humains à parler entre eux. Malheureusement, ce film rempli de...

le 17 juil. 2013

L'Émigrant

L'Émigrant

10

Maqroll

1443 critiques

Critique de L'Émigrant par Maqroll

Attention, chef d’œuvre absolu. Chaplin s’attaque ici au mythe des mythes, l’arrivée des immigrants aux États-Unis (via Ellis Island) et la voie ouverte à tous les rêves… La traversée de l’Atlantique...

le 10 juil. 2013