Jean Valjean ! Colère, sentiment d’injustice, poison de la vengeance habitent l’homme et l’ont brisé à l’intérieur. Entre le trauma du bagne et la rédemption, pavé de violence, le chemin semble long avant de parvenir à l’humanité.
Éric Besnard explore avec froideur la détresse animale d’un Grégory Gadebois traqué. À la limite de la caricature, le personnage manque autant de chair que de nuances psychologiques. Quant au récit, ponctué de flashbacks et d’une voix off qui souvent, en rompent le rythme, il entremêle ses péripéties de façon très appliquée, sans l’élan romantique de l’œuvre de Hugo.