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In Rod we trust
En 1996, après avoir coproduit et porté sur ses seules épaules le premier volet de la saga Mission : Impossible, Tom Cruise voyait sa carrière redécoller, après un virage dans le cinéma indépendant...
le 15 mai 2021
En 1996, après avoir coproduit et porté sur ses seules épaules le premier volet de la saga Mission : Impossible, Tom Cruise voyait sa carrière redécoller, après un virage dans le cinéma indépendant qui lui a plus ou moins réussi après le dramatique Né un 4 juillet (film dont vous pouvez retrouver la critique sur le site). Ce come back réussi sera le début de sa période faste de succès entre 1996 et 2006. Un an plus tôt, le réalisateur et scénariste Cameron Crowe, lui propose le scénario de Jerry Maguire, écrit en quatre ans et qui a nécessité pas moins de vingt réécritures. Séduit par le scénario, Tom accepte le challenge, ainsi que de gros sacrifices, notamment financiers..
« Mélange curieux de comédie romantique et de buddy movie, Jerry Maguire relate la remise en question d'un agent dans le milieu du Showbiz sportif, qui souhaite donner un visage plus humain à ses relations professionnelles » (source : Sens Critique). Cette « profession de foi » qu’il a écrite va provoquer son licenciement du SMI (Sport Management International) et ses amis vont le trahir, notamment sa compagne Avery (Kelly Preston, la femme de John Travolta dans la vraie vie) et un jeune agent arriviste, Bob Sugar (Jay Mohr, doublé en version française par Thierry Ragueneau, pas un inconnu pour les inconditionnels de Plus belle la vie ou de The Mentalist…) qui va lui piquer tous ses clients. Décidé à remonter la pente, Jerry décide de monter sa propre boîte ; seuls une mère célibataire, Dorothy Boyd (Renée Zellweger) et Rod Tidwell (Cuba Gooding Jr), un footballeur facétieux, vont lui rester fidèle. En résumé, comme il est écrit sur l’affiche française : « Adoré par tous, puis ignoré. Il revient pour gagner. »
On dira ce qu’on veut de Tom Cruise, de ses sorties médiatiques sur la Scientologie dont il est un fervent défenseur, mais l’acteur est convaincant dans tous les registres. Littéralement, il crève l’écran ! Même quand il pète les plombs au téléphone avec son mémorable « Show me the money ! », il sait également nous émouvoir, même dans les situations les plus délicates comme cette scène où un enfant l’envoie se faire foutre ou encore quant il se remet en question. Jerry Maguire est également une histoire d’amitié virile entre un agent et son poulain, parce que Cuba Gooding Jr dans le rôle d’une star du football américain, c’est une bombe, au point d’être la révélation du film puisque dans son jeu d’acteur, il est cool et excentrique - on se demande s’il a hérité du charisme du Génie d’Aladdin. Dans le rôle de Ray, le fils de Dorothy (interprétée sobrement par une Renée Zellweger juste et inspirée), le jeune Jonathan Lipnicki (vu dans Le petit vampire ou encore dans Stuart Little) est drôle et pétillant. Les deux personnages apportent deux choses qui manquent au héros : une vie de famille et la stabilité, lui qui passe plus d’une centaine de coups de fil par jour (y avait-il déjà des forfaits illimités dans les années 90 ?). Comme quoi, dans la vie, les héros peuvent se marier…
Autre point positif, la B.O de Nancy Wilson, accrocheuse et séduisante ; la femme de Cameron Crowe dans la vie, a concocté un sublime mélange : les Who, les Stones, Tom Petty, la musique mexicaine, ou la folk. Trois chansons coups de cœur : Shelter from the Storm de Bob Dylan, Secret Garden de Bruce Springsteen et l’instrumental Singalong Junk de Paul McCartney.
En revanche, dans Jerry Maguire, il y a certains trucs qui clochent… En effet, malgré les artifices, il y a un peu de facilités, comme la représentation redondante de la morale du show-business et du rêve américain, ainsi que la durée excessive du film (presque 2h20), qui n’échappe pas aux longueurs et aux trop nombreux bavardages ou encore une situation finale assez prévisible.
Ce film, méconnu de la carrière de Tom Cruise, a trouvé son public aux États-Unis, et le beau Tom récoltera un Golden Globe et une nomination aux Oscars, alors que Cuba Gooding Jr récoltera pour sa performance l’Oscar du Meilleur Acteur dans un Second Rôle (dommage qu’on le voie dans des films sortis directement en DVD). Malgré ses quelques défauts, c’est un film sympathique. Cameron Crowe redirigera Cruise dans Vanilla Sky au début des années 2000, ce film qui permit à la star de rencontrer Pénélope Cruz avec qui il formera un des couples les plus glamours de Hollywood pendant trois printemps avant qu’elle ne rencontre Javier Bardem. Mais ça, c’est une autre histoire ! Âgé aujourd’hui de 28 ans, le jeune Jonathan Lipnicki a bien changé puisque malgré des rôles dans des séries télé ou des courts métrages aux succès confidentiels, il avait mis sa carrière entre-parenthèse pour se consacrer aux arts-martiaux (il est ceinture marron de jiu-jistu brésilien selon Première !!), mais s’est décidé à revenir pour de bon. On attend son retour avec impatience !
Cet utilisateur l'a également ajouté à ses listes Ma vidéothèque, Les meilleurs films avec Tom Cruise, Mes films préférés hors Top 10, Les films que je regrette de ne pas avoir vu au cinéma et "Nous nous reverrons dans l'avion !" Dans ce film, quelqu'un prend l'avion
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le 15 mai 2021
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