Le concept est intrinsèquement casse-gueule, mais une narration bien maîtrisée aurait pu en faire quelque chose. C'est loin d'être le cas ici. L'une des règles de narration fondamentale dans un récit choral est de faire en sorte que les protagonistes soient distingués les uns des autres, il faut donc éviter de les présenter tous à la fois, sinon déjà on s'y perd et surtout l'empathie ne peut pas fonctionner. Or ici les auteurs tombent en plein dans ce travers, ce qui rend le récit lointain et donc inintéressant. Mais voilà qu'en plus ces gens changent de corps, et qu'on ne sait plus qui est qui ? (ni qui baise qui ?) et on est largué (à moins de prendre des notes, ou de revoir le film plusieurs fois en faisant des pauses, actions que je me refuse absolument d'accomplir).Et ça blablate, et ça blablate.... De plus le dénommé Forbes a une tête à claques assez crispante.. Que sauver de ce fatras prétentieux ? Une jolie bande sonore, quelques beaux sourires féminins... Pas assez pour sauver le film !