Deuxième film que je découvre grâce à l'énorme ouvrage L'Homosexualité au cinéma, après Les Sexes enchaînés de William Dieterle qui traitait de l'homosexualité en prison et qui dénonçait les condition cet environnement.
Là ça fait écho au film de Dieterle puisqu'il est aussi question d'aliénation dans un environnement clos (le pensionnat pour filles de soldat) et que l'homosexualité s'y révèle également, du fait de la seule présence d'un même sexe.
Le début du film, quand il pose les éléments qu'on va suivre, est assez génial, drôle, charmant, touchant, très bien interprété, autant par les membres horrible du personnel que les jeunes pensionnaires. On dirait un peu un film d'horreur tellement les figures de l'autorité et de la discipline font peur par leur radicalité. Mais cette sévérité vient se nuancer par une professeure aimante, dont la jeune héroïne tombe amoureuse.
J'ai trouvé le milieu du film assez long est moins frais que le début ; c'est assez classique, contrairement au début.
Mais le thème est tellement intéressant et osé, qu'on reste attaché à ce film.
Des faiblesses narratives donc, un essoufflement au milieu du film, mais un charme, une troupe de comédiennes (surtout les jeunes filles) réjouissante, et une intrigue intéressante. Après bon, le film date de 1931. Il a par exemple été censuré aux USA. Donc bon, on peut comprendre certaines faiblesse narratives.
Y a quand même de très beau passages, très touchant.
Un film très humaniste.