l'Arme à l'Oeil
Pour être honnête, je n'y vais pas au hasard pour m'y retrouver dans l'incroyable foisonnement du cinéma indien et m'attaquer à un film. Je me base sur quelques avis de personnes sûres, bien qu'à...
le 30 avr. 2025
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Pour être honnête, je n'y vais pas au hasard pour m'y retrouver dans l'incroyable foisonnement du cinéma indien et m'attaquer à un film. Je me base sur quelques avis de personnes sûres, bien qu'à l'enthousiasme parfois débordant. Mais force est de constater qu'encore une fois, cette enthousiasme est légitime. Parce que bon sang, quel film !
Sur une intrigue déjà complexe de rivalité tant politique que de notoriété ciné qui s'étend dans le milieu du banditisme, chez des flics ripoux et avec du braconnage en plus, le film nous raconte en fait complètement autre chose, parlant certes au final du soft power cinéma, mais lançant surtout un boulet rouge à la corruption et au vieux mépris de classe hérité des castes. Et il le fait via des chemins détournés, nous racontant au final, plus qu'autre chose, la relation de deux mecs foncièrement ennemis, mais pris par le même rêve : Un rêve de cinéma, de célébrité, sous les figure tutélaires de Clint Eastwood et de Satyajit Ray (d'ailleurs: Deuxième meilleure utilisation du thème Sixty Seconds to What, juste après Et Pour Quelques Dollars de Plus.).
En résulte une putain d'ode au pouvoir du cinéma, à sa capacité à engendrer des héros pas si fictionnels que ça, à sa capacité à rendre le monde plus beau, meilleur. A ce niveau, on peut penser à d'autres films mettant en scène des réalisateur amateur (et c'est d'ailleurs un des rares défaut du film : On ne voit pas trop comment ils pourraient décemment tiré quelque chose d'un filmage pareil!) , on pense évidemment au 800 Balles de Dela Iglesia, on peut aussi penser à Once Upon a Time In Hollywood , même si le propos est foncièrement différent. Et si le film prend par moment des airs picaresques, il n'oublie jamais d'être épique (Comme d'hab, on a une palanquée de plans iconiques et dingues, une lumière superbe et tout) et aussi touchant (cette scène du pardon de l'éléphant, ça aurait pu être ridicule, c'est juste sublime), avec une dimension réflexive, presque méta, notamment dans l'utilisation, certes facile mais toujours à bon escient, de l'amalgame caméra/arme/oeil.
Bref, comme c'était déjà le cas pour d'autres films indiens, ça pourrait être trop, ça en fait clairement trop, mais c'est aussi tellement bon !
Créée
le 30 avr. 2025
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