C'est un bon divertissement qui, avec une meilleure mise en scène (brouillonne), aurait pu être au niveau de Jawan; mais là, c'est en dessous ; l'actrice Alia Bhatt est au top comme d'ab ; et si elle a une responsabilité sur le demi-succès du film, c'est à la coproductrice qu'elle est de ce film pour avoir choisi, avec Karan Johar – autre coproducteur – et Netflix, un metteur en scène brouillon et un scenario pas tout à fait maitrisé. On a une sensation de remplissage (par des scènes d'actions sans grand intérêt et parfois ennuyeuses.) dans la seconde moitié du film.
L'attaque de la prison en est un bon exemple de ces longueurs et de cet ennui qui gagne tellement ce qui est montré est sans imagination.
C'est dommage, car il y a un savoir-faire du cinéma indien commercial qui dépasse de loin en qualité visuelle tous les autres cinémas du monde, et on retrouve la patte de ces techniciens et artistes (lumières, costumes, décors, SFX, etc) de talent dans ce film également. Très loin devant les productions Marvel et autres divertissements creux et violents nord-américains.
J'y reviens: sans Alia Bhatt, actrice, ce film ne serait pas grand'chose ! Et en plus, elle chante (musique du générique de fin) ! C'est très court ; la voix est filtrée, mais encore un effort et elle pourra devenir aussi une grande chanteuse de ce cinéma.
Je tiens cette actrice indienne pour la plus grande actrice actuelle du cinéma indien avec son ainé (légèrement plus âgée) Kangana Ranaut; après le règne durant les premières années de ce siècle et celle finissant le siècle passé de Kajol, de Aishwarya Ray, de Rani Mukerjee, et plus récemment de Deepika Padukone (qui n'a pas encore dit son dernier mot) elles sont les reines du cinéma indien actuel, capables de tout jouer avec un égal bonheur pour le cinéphile bollywoodien (et autres) que je suis ! Elles ne sont pas enfermées dans le genre des comédies typiquement Bollywood tel qu'il est connu depuis plusieurs dizaines d'années. Et pour ne pas être injuste, il faut citer une de leurs consœurs (toutefois actrice moins souple pour épouser toute sorte de personnages) Kriti Sanon qui sort – plus ou moins heureusement – des sentiers battus que sa magnifique plastique lui destinait a priori.
On peut regarder, c'est plaisant (surtout les trois premiers quarts du film – rapport à la louche, car c'est quand commence l'action – celle des films dits de – que l'ennui gagne); mais on ne rate rien si on regarde autre chose !