Dune aurait été un film génial. Jodorowsky le dit, Chris Foss aussi, ainsi que l'ensemble des artistes ayant travaillé dessus. Même son producteur de l'époque, Michel Seydoux nous assène a grand coup de superlatifs sa vision du projet, de son caractère révolutionnaire et avant-gardiste.
A part ces chaleureux témoignages, on peine un peu à comprendre ce que le projet a de si particulier, vu que personne ne nous le dit. On nous parle de comparaisons avec de grand films, "on va faire mieux que 2001", mais sans expliquer comment, ni pourquoi.
Le documentaire veux rendre son sujet tendance, et ne recule devant rien. Il invite même le roi de la hype, Nicolas Winding Refn en personne, qui nous fait le coup du "Bonjour, je suis le réalisateur de Drive, et Dune aurait été génial."
Vu qu'on ne dit rien sur le film, il faut meubler. On alterne donc entre des anecdotes rigolotes, des extraits de films de Jodo, des artworks, et des bouts de storyboard.
Alors oui, les dessins préparatoires sont pour la plupart magnifiques et font pas mal rêver.
Malheureusement le public doit être trop con pour apprécier un dessin. On se tape donc parfois des représentations 3D très grossières d'artwork, avec un bête plaquage de texture sur un modèle 3D tout cheap.
Mais voilà, les méchantes major refusent le projet, car il est trop génial, naturellement.
Je ne suis pas producteur, mais j'imagine que si ils ont tenté de vendre le film à Disney de la même manière que dans ce documentaire, l'échec était prévisible.
La fin arrive, on nous annonce que Jodorowsky et Seydoux se sont retrouvés, et qu'ils vont refaire un film bientôt ! Ouf ! Nous voilà rassurés.
Le générique défile alors, et on apprend que Seydoux est coproducteur du documentaire. Si j'étais mauvaise langue, j'appellerai ça une opération de communication bien rodée.