Cette fois ça y est Stallone a réussi à inventer la machine à remonter dans le temps. Ou plutôt la machine à bloquer dans le temps, tellement ce film semble tout droit sortie d'une faille temporelle entre les années 80 et 2008, mais gore en plus. Stallone applique à merveille la tradition des 80, explosions à tout va, un léger scénario et surtout pas de dialogues trop compliqués à comprendre. Et si dialogue il y a ils seront le plus grossier possible, c'est un soldat dans un monde d'hommes sans pitié n'oublions pas, il ne peut être poli face à des gens qui lui parlent correctement. Ce John Rambo 2008 reste un soldat, mi-homme, mi-animal, mi-botoxé...??? C'est la nouveauté ça. Alors comment un ancien soldat perdu dans la fôret, se retrouve avec un visage botoxé sans aucune ride et dans l'incapacité de faire bouger son front à la moindre détonation, de plus avec des lèvres dignes d'une actrice porno? Ça restera le plus grand mystère du film. Sinon les têtes éclatent tels des melons gorgés d'eau en plein soleil. Les responsables des effets spéciaux ont dû avoir un budget hémoglobine illimité vu les litres de sangs rependus par ce Rambo coupant à la mitrailleuse chaque têtes ennemies qui dépassent. Il coupe, taille, cisaille, il manie sa mitrailleuse avec une grande finesse, tel un sculpteur sur bois à la tronçonneuse. Il y avait bien longtemps qu'un film qui se veut donner un visage sérieux sur les mauvais cotés de la guerre ne m'avait fait autant rire par sa débilité totale. Une bonne grosse tranche de film guerrico-grotesquo-gore.
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