On se contre fiche que le film prenne une direction opposée au premier. Film aux multiples facettes, la seule méprise, à mon goût est qu’on ne voit pas suffisamment apparaître la puissance individuelle de qui est un super vilain majeur. Le dialogue constant entre les différents niveaux de lectures (âge d’or cinéma, spectacle, média, gourous, super-héros qui brillent par leur absence mais dont la présence réside dans les contours de la déchéance totale et désespérée du cocon putride dans lequel les protagonistes rêvent de puissants sauveurs perpétuellement attendus, prise du capitol par les lépreux devenus masse critique, Trump). L’univers est bien celui de Batman, la folie et la revanche de l’impuissance, la violence comme réponse cautionnée, rythment le récit à coups de matraque. Le film est lent, juste, beau. Son apparente lassitude cache une maîtrise totale qui fait du réalisateur un super-héros au-delà du quatrième mur qui, à l’image du nihilisme du récit, n’est manifestement pas là pour sauver le succès.