Albert, pas fait pour les emplois de bureau, ne rêve que d'être chanteur. L'occasion lui sera donnée de devenir une vedette grâce à la gratitude d'un milliardaire à qui il a généreusement porté secours. Albert est accompagné par une gamine à la bouille rieuse qui n'est autre que la fille de Fernandel.
Dire que le film, qui porte le nom de la fillette, n'a pas d'autre intérêt que cette anecdote familiale relève de l'évidence après qu'on a vu cette très artificielle comédie mise en scène par l'éclectique Christian-Jaque. Comme si le film ne devait d'exister que dans le but de réunir un comédien célèbre et sa petite fille.
Le sujet est commun, qui fait un peu illusion au début et permet à Fernandel de pousser régulièrement la chansonnette (dont un gentil duo avec Josette) mais il ne tient pas la distance, faute d'idées et de conviction scénaristiques. La comédie s'enfonce dans un boulevard assez pauvre, sombre dans d'ennuyeuses contingences sentimentales lorsqu'Albert,
devenu la vedette Albertal,
s'éprend d'une chanteuse arriviste
. Les dialogues et les personnages se rejoignent dans une égale complaisance.