Dans le climat politique actuel, il aurait été intéressant de montrer les mécanismes qui poussent à une radicalisation identitaire. Ici, la promesse n’est pas tenue et la dérive du fils aîné resté en arrière plan de l’impuissance du père Lindon, jamais avare de nous montrer à quel point il est un homme sensible.
Maniérisme formel et longueurs plombent le récit sans nous en apprendre davantage sur l’attrait qu’exerce la violence d’extrême droite sur une jeunesse désœuvrée et manipulable.
Dommage. Benjamin Voisin et son frère incarnent parfaitement leurs trajets divergents mais le film ne fait qu’effleurer le mal qui ronge une partie de la société