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Je suis passé complètement à côté de cet OVNI. C’est d'ailleurs en visionnant l’excellent et gore "Mad God", que je suis tombé sur "Junk Head", film en stop motion un peu dans la même veine et porté pratiquement par un seul homme, Takahide Hori.
Tout comme le susmentionné "Mad God", le visuel est central, et bon sang que ça claque le slow motion lorsque l'artiste laisse pleinement libre cours à son imagination. Il est question d'une quête et d’une Mégastructure, au travers de laquelle on développe une critique contre une certaine exploitation sociale, un peu comme "Metropolis" de Fritz Lang ; une frange de créatures , que les humains ont créé (ou relégué comme sous-être dans ses bas-fonds) pour servir de main d’œuvre dans les interminables et profonds souterrains.
Un pitch pas foncièrement original ni singulier même, mais c’est surtout la narration à base séquences et de plans absolument époustouflants, qui capteront davantage notre intérêt.
Différent aussi de "Mad God" sur le plan des dialogues ; en effet dans l’univers étranges de "Junk Head", les humains difformes et autres créatures singulières, marmonnent des langages incompréhensibles, que le Réal a bien voulu nous sous-titrer, histoire de mieux appréhender les pensées des différents protagonistes.
Car "Junk Head" et assez bavard, peut-être un peu trop pour son propre bien. On aurait aimé plus de mysticisme, voire carrément de silence, d’autant plus que le visuel suffit à lui-même. Ca claque et c'est extrêmement explicite avec des scènes ultra violentes et sanglantes. Et puis l’OST discrète rend assez bien également, avec un sound design tout aussi délicieux, fait de bruitages indéfinissables, de métaux tordus et autres grognements instinctifs.
En tout cas l’univers de ce "Junk Head" est absolument cinglé, la brochette de personnages bien qu’assez caricaturale, est absolument délicieuse, voire hilarante. "Junk Head" respire une douce folie, entre humour noir et une SF Post-Apo complètement délurée et gore.
Créée
le 28 juin 2026
Critique lue 5 fois
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