Justin Kemp est désigné juré d’assises lors d’un procès pour meurtre et ne tarde pas à découvrir qu’il est à l’origine de cet acte criminel…
Il semblerait que nous assistions ici (hélas) au tout dernier film de Clint Eastwood, alors âgé de 94 ans. A cette occasion, le réalisateur (et accessoirement, l’un des derniers vétérans d’Hollywood), nous entraîne au coeur d’un huis clos judiciaire particulièrement prenant et entièrement basé sur un dilemme moral très fort où un jeune père de famille doit faire un choix cornélien entre se protéger (et préserver sa famille) ou se livrer (et épargner un innocent).
Non seulement le scénario est très intelligent mais même la mise en scène parvient à nous tenir en haleine avec une redoutable efficacité. Bien que les films de procès soient légion aux États-Unis, le cinéaste parvient encore à surprendre, bien qu’il nous soit impossible de ne pas repenser (entre autres) au cultissime Douze Hommes en colère (1957) de Sidney Lumet. Rappelons que ce n’est pas sa première incursion dans le registre du film judiciaire, on lui doit notamment Jugé coupable (1999).
On en oublierait presque de citer l’excellente distribution où se mêlent ancienne et nouvelle génération, avec d’un côté, Nicholas Hoult & Zoey Deutch et de l’autre Toni Collette & J.K. Simmons.
Alors bien évidemment, le film n’est pas exempte de défauts, on pourra lui reprocher son absence de d’émotion et de tension dramatique ou encore, quelques (grossières) facilités scénaristiques
(lorsque la procureur fait une recherche Google sur l’épouse de Justin Kemp),
mais cela n’enlève en rien au fait que Clint Eastwood réalise ici un film fort sympathique, nous permettant de ne plus avoir en mémoire, comme étant son “dernier film”, le très décevant Cry Macho (2021), réalisé 3 ans plus tôt.
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