Juste une illusion, c'est l'occasion pour les réalisateurs de faire une parenthèse. De livrer un film qui reprend le vécu de leur adolescence, en reconstituant le cadre et l'ambiance de la banlieue parisienne des années 80... sans chercher à faire plus. Ils en tirent pour le coup une comédie gentillette, avec son lot de situations rigolotes et de personnages attachants qui assurent le divertissement. Mais voilà, Juste une illusion ne vole pas plus haut que cela, les réalisateurs se confortant dans leur bulle nostalgique. Ils convoquent références sociales, musicales et culturelles pour habiller leur cadre. Appellent des personnages qui n'existent que par leurs interprètes adultes - les enfants n'étant pas spécialement convaincants. Et se permettent une durée d'1h50 alors que 20 minutes de moins auraient clairement suffit pour ce que l'ensemble raconte. Voilà... je n'ai vraiment grand-chose à dire sur ce film, si ce n'est que c'est agréable sur l'instant, mais clairement pas inoubliable. Autant se tourner vers Intouchables, Nos jours heureux ou encore Le Sens de la Fête, bien plus efficaces et marquants !