Trois ans après leur précédent (et un peu fragile) «Une année difficile», le célèbre duo Toledano-Nakache nous revient en nous concoctant cette charmante nouvelle capsule nostalgico-temporelle.
Nous replongeant dans la France des années 80, les cinéastes nous dépeignent le quotidien du jeune Vincent (entre ses premiers émois et ses questionnements existentiels), et de son foyer familial en ébullition.
Assez drôle et tendre, une nouvelle comédie générationnelle devant laquelle je n'ai pas vu le temps passer, en particulier grâce à son travail de reconstitution (entre souvenirs et fantasmes), sa BO dansante et bien sûr l'énergie et le talent de l'ensemble de son casting, adultes comme ados.
Un récit initiatique marchant selon une formule bien rodée. Un peu trop sans doute, si bien que le récit ne nous réserve jamais de réelle surprise. Tout se déroule comme cela doit se dérouler, ni plus ni moins.
Une trajectoire connue d'avance donc, mais faite de manière appliquée et avec une certaine sincérité, et ce pour nous parler de la transmission familiale, de ce qu'il nous reste d'une époque qui désormais n'est plus, mais fera toujours partie de nous.
Un feel good movie "vintage" et calibré qui ne révolutionnera pas le genre, et m'ayant procuré une certaine impression de déjà-vu avec le travail précédent du duo de cinéastes (en particulier «Tellement proches»), mais se suivant malgré tout avec un plaisir assez communicatif, grâce à sa galerie de personnages attachants et un tantinet à côté de la plaque (mention spéciale à Louis Garrel).
Une famille qui, malgré les difficultés, restent soudée du mieux qu'elle peut, à sa manière.
Une comédie populaire et nostalgique, qui ne dévie jamais de sa route et devrait logiquement connaître un beau succès en salles.